Impression 3D d’un positif de moule bougeoir pour la réalisation d’un moule pour béton.
Matière: PLA gris
Source fichier: privé.
L’impression 3D ne sert pas uniquement à fabriquer directement une pièce destinée à être utilisée. Dans de nombreux projets, la pièce imprimée sert plutôt d’intermédiaire pour réaliser un moule, qui permettra ensuite de fabriquer le véritable objet.
C’est le principe retenu pour ce projet de **bougeoir grand format destiné à être réalisé en béton**. La pièce imprimée en 3D n’était donc pas le bougeoir final. Elle constituait le positif qui allait servir à fabriquer le moule nécessaire au coulage du béton.
Cette distinction est importante, car elle change complètement la manière de préparer l’impression. Lorsque l’on imprime une pièce destinée à être utilisée directement, certaines petites imperfections peuvent éventuellement être acceptées. Dans le cas présent, le positif allait servir de référence au moule. Chaque défaut présent sur sa surface pouvait donc potentiellement être reproduit sur les futurs bougeoirs en béton.
La préparation du modèle 3D a ainsi constitué une étape importante du projet. Il fallait disposer d’une géométrie suffisamment précise pour obtenir la forme recherchée tout en tenant compte des contraintes liées à la fabrication du moule.
Le format de la pièce représentait également une particularité. Il s’agissait d’un bougeoir de grande taille, ce qui nécessitait de prendre en compte les dimensions disponibles dans le volume d’impression. Pour ce type de projet, il n’est pas toujours possible d’imprimer l’ensemble du positif en une seule pièce.
Le modèle peut alors être réfléchi en plusieurs parties. Le découpage doit permettre de fabriquer les différents éléments, mais également de les repositionner correctement afin de retrouver la forme globale du bougeoir. Les zones d’assemblage doivent donc être étudiées avec soin.
Cette approche présente également un intérêt pour la fabrication du moule. Un positif trop complexe à démouler peut poser des problèmes lors de la réalisation ou de l’utilisation du moule. La géométrie doit donc être pensée non seulement pour l’impression 3D, mais aussi pour l’étape qui vient ensuite.
Une fois le modèle préparé, l’impression a pu être lancée. Pour une pièce de grand format, le temps de fabrication peut rapidement devenir important. L’organisation de l’impression et le choix de l’orientation sont donc particulièrement importants.
L’orientation permet notamment de limiter autant que possible les supports tout en conservant une bonne qualité sur les surfaces qui serviront de référence au moule. Il faut trouver un compromis entre temps d’impression, consommation de matière, stabilité de la fabrication et qualité de surface.
Après impression, les différentes parties du positif peuvent être assemblées et contrôlées. Cette étape permet de vérifier que les volumes correspondent bien au modèle numérique et que les raccords entre les différents éléments sont suffisamment propres.
La préparation de la surface est également particulièrement importante dans ce type de projet. Le moule va reproduire la surface du positif, et le béton reprendra ensuite la surface intérieure du moule. Une irrégularité trop importante sur le positif peut donc se retrouver sur l’objet final.
Selon le niveau de finition recherché, différentes opérations peuvent être nécessaires pour réduire les marques laissées par l’impression 3D. Le travail de finition ne concerne donc pas uniquement l’esthétique du positif : il participe directement à la qualité du résultat final en béton.
Une fois le positif terminé et contrôlé, il peut servir à la réalisation du moule. C’est à ce moment que l’impression 3D laisse en quelque sorte sa place à une autre technique de fabrication. Le modèle imprimé devient un outil permettant de fabriquer un moule, qui sera lui-même utilisé pour produire le bougeoir.
Cette chaîne de fabrication est particulièrement intéressante : **modèle numérique → impression 3D du positif → réalisation du moule → coulage du béton → bougeoir final**.
L’impression 3D intervient donc comme une étape intermédiaire. Elle permet de fabriquer rapidement une forme qui aurait pu être beaucoup plus longue à réaliser avec des méthodes traditionnelles, notamment lorsqu’il s’agit d’un modèle de grande taille ou d’une géométrie personnalisée.
Cette méthode peut également être intéressante pour produire plusieurs exemplaires identiques. Une fois le positif et le moule réalisés, le moule peut servir à fabriquer plusieurs pièces sans avoir à réimprimer le modèle à chaque fois.
L’autre avantage est la conservation du modèle numérique. Si le projet doit évoluer, le fichier peut être modifié. Une nouvelle version du positif peut alors être imprimée pour réaliser un nouveau moule.
Ce type de réalisation montre bien la complémentarité entre l’impression 3D et les techniques de moulage. L’impression 3D ne remplace pas nécessairement le procédé de fabrication traditionnel. Elle peut au contraire servir à préparer les outils nécessaires à sa mise en œuvre.
Dans le cas de ce bougeoir grand format, l’objectif n’était donc pas de fabriquer un objet en plastique destiné à rester tel quel. Le véritable objectif était de produire une forme suffisamment précise pour permettre la création d’un moule et, à partir de celui-ci, la fabrication d’un objet final en béton.
Chez OBJET MAKER, ce genre de projet nous intéresse particulièrement parce qu’il montre une autre utilisation de l’impression 3D. Le modèle imprimé peut être considéré comme un véritable outil de fabrication. Il permet de passer du dessin numérique à une méthode de production concrète et de créer des objets dans une matière complètement différente de celle utilisée pour le positif.
Pour ce bougeoir grand format, l’impression 3D a donc constitué la première étape d’un processus plus large. Une pièce imprimée a servi de référence pour réaliser le moule, et ce moule a ensuite permis d’envisager la fabrication du bougeoir en béton.
C’est finalement l’un des intérêts majeurs de cette technique : une impression 3D n’a pas forcément vocation à être le produit fini. Elle peut aussi être le point de départ d’une fabrication utilisant d’autres matériaux et d’autres procédés.
contre-moule
contre-moule
contre-moule
contre-moule
contre-moule
Laisser un commentaire