Impression 3D d’ accessoires design, coquetier.
Matière: composite bronze/PLA et cuivre/PLA
Source fichier: privé
Les accessoires design constituent un domaine dans lequel l’impression 3D trouve naturellement sa place. Contrairement à une pièce purement technique, l’objectif n’est pas uniquement de répondre à une fonction précise. La forme, les proportions, les détails et l’aspect général de l’objet prennent également une place importante dans la réalisation.
Pour ce projet, nous avons utilisé l’impression 3D afin de fabriquer des accessoires dont la conception reposait avant tout sur la recherche d’une forme particulière. L’intérêt était de pouvoir passer assez rapidement d’une idée ou d’un modèle numérique à un objet réel, afin de pouvoir juger son apparence autrement que sur un écran.
C’est une étape que nous trouvons particulièrement intéressante dans les projets de design. Un modèle 3D permet de travailler très précisément sur les volumes, de modifier une courbe, d’agrandir une partie ou de changer les proportions. Mais tant que l’objet reste virtuel, il est parfois difficile de réellement se rendre compte de son équilibre.
L’impression permet de faire apparaître immédiatement ces éléments.
Une fois l’accessoire imprimé, il devient possible de le manipuler, de le regarder sous différents angles et de vérifier la relation entre les différentes parties. Une forme qui semblait équilibrée sur l’écran peut parfois sembler différente lorsqu’elle est matérialisée. À l’inverse, certains détails qui paraissaient secondaires peuvent prendre beaucoup plus d’importance une fois l’objet réellement présent.
C’est notamment pour cette raison que nous considérons l’impression 3D comme un outil particulièrement adapté au design.
La fabrication commence par la préparation du modèle numérique. Pour un accessoire destiné à être visible ou manipulé, il faut évidemment tenir compte de son aspect extérieur, mais également de la manière dont il sera imprimé. Certaines formes peuvent nécessiter des supports, certaines surfaces peuvent être orientées différemment et certains détails doivent être suffisamment dimensionnés pour être correctement reproduits.
L’objectif est de conserver au maximum l’intention du modèle tout en l’adaptant aux contraintes de la fabrication additive.
L’impression FDM offre ici une grande liberté. Il est possible de fabriquer des formes relativement complexes sans avoir à réaliser d’outillage spécifique. Pour une pièce unique ou une petite série, cette possibilité est particulièrement intéressante.
Elle permet également de travailler par essais successifs.
Une première version peut être imprimée pour vérifier la forme générale. Si une partie paraît trop importante, trop fine ou simplement différente de ce qui était recherché, le modèle peut être modifié. Une nouvelle version peut alors être imprimée sans repartir de zéro.
Cette approche par itérations est assez fréquente dans les projets de design. La première impression n’est pas nécessairement considérée comme la version définitive. Elle sert aussi à observer, comparer et décider des modifications à apporter.
Le choix du matériau peut également participer au résultat. Selon l’utilisation prévue, on peut rechercher une matière rigide, souple, légère ou simplement adaptée à une finition particulière. La couleur peut elle aussi modifier la perception de la forme.
Un même accessoire peut ainsi être imprimé dans différentes matières ou différentes couleurs afin de comparer les rendus.
Le post-traitement constitue une autre possibilité. Selon l’objet, la pièce peut être utilisée directement après impression ou recevoir différentes opérations de finition. Un ponçage peut permettre d’atténuer les traces de couches, tandis qu’une mise en peinture peut complètement modifier l’apparence de la pièce.
Dans le domaine du design, cette étape peut avoir autant d’importance que l’impression elle-même. La fabrication additive fournit la forme, mais la finition permet ensuite de donner à l’objet son aspect final.
L’impression 3D permet également de réaliser des accessoires qui seraient difficiles à trouver dans le commerce. Une dimension particulière, une forme personnalisée ou une adaptation à un objet existant peuvent être directement intégrées au modèle.
C’est là que la fabrication sur mesure prend tout son intérêt. Plutôt que d’adapter le projet à un accessoire existant, c’est l’accessoire qui est conçu pour répondre au projet.
Pour une petite série, cette souplesse reste également intéressante. Quelques exemplaires peuvent être fabriqués sans mettre en place une production industrielle. Si le modèle évolue, la nouvelle version peut être produite à partir du même fichier numérique.
Nous avons donc ici une utilisation assez représentative de l’impression 3D comme outil de création. L’imprimante ne sert pas seulement à reproduire une forme déjà existante : elle permet de donner rapidement une réalité physique à une conception qui peut encore évoluer.
Ce type de réalisation nous permet également de travailler sur la relation entre la forme et la fabrication. Une belle géométrie sur un écran doit pouvoir devenir une pièce réelle, avec ses contraintes, ses surfaces, ses assemblages et ses éventuelles finitions.
C’est cette étape de passage du virtuel au réel qui nous paraît particulièrement intéressante.
Chez OBJET MAKER, nous pouvons ainsi intervenir à différents moments d’un projet design : impression d’un premier prototype, réalisation d’une pièce unique, fabrication de quelques exemplaires ou production d’une petite série. La méthode peut être adaptée en fonction du niveau de finition et de l’utilisation prévue.
Les accessoires design constituent finalement un bon exemple de cette liberté offerte par l’impression 3D. Une idée peut être modélisée, imprimée, observée, modifiée puis à nouveau fabriquée. Cette succession d’étapes permet de faire évoluer progressivement l’objet jusqu’à obtenir la forme recherchée.
L’impression 3D devient alors bien plus qu’un simple procédé de fabrication. Elle devient un véritable outil de création et d’expérimentation, permettant de tester rapidement des formes et de fabriquer des objets qui n’auraient pas nécessairement trouvé leur place dans une production traditionnelle.
Pour ces accessoires design, c’est précisément cette liberté qui donne tout son intérêt à la réalisation : partir d’une idée, la transformer en modèle numérique, puis la découvrir réellement une fois l’impression terminée.
art deco design
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